Gustave COURBET (1819-1877)

Lot 64
50 000 - 80 000 €
Résultat: 50 000 €

Gustave COURBET (1819-1877)

Course de taureaux 1854-1856
Huile sur toile signée en bas à gauche et située «Paris»
59 x 48,8 cm.
Provenance :
- Vente du 15 avril 1879, Maitre BOUSSATON, commissaire-priseur, Monsieur DURAND-RUEL, expert, lot 25.
- Collection Emile de Girardin, vente à Paris en son hôtel, 27 rue La Pérouse, n°25, le 24 mai 1883. Me Escribe. C.-P.. et G. Servant,
exp., N°10, adj.780 frs.
- Coll. particulière, Paris.

Bibliographie :
- Charles Léger, Courbet, éditions Braun, Paris, 1938, repr. pl. 31
- Les amis de Gustave Courbet, bulletin numéro 31, Paris-Ornans, 1964. Tableau et lettre reproduits, pages 12 et 13.
- Robert Fernier, La vie et l'oeuvre de Gustave Courbet, Catalogue Raisonné, tome 1, 1978, Suisse, décrit et reproduit, page , n°157
- Pierre Courthion, Tout l'oeuvre peint de Courbet, Flammarion, 1987, p. 81, décrit et reproduit, n°157

Une lettre de Bruxelles par Courbet à Armand Gautier en 1858 lui demande de lui envoyer « cette esquisse de l'hippodrome où il y a une course de taureaux ».

Quant aux avis et rapport de conservation, il est indiqué :
- Monsieur FERNIER émet l'hypothèse personnelle suivante : cette œuvre de COURBET aurait été, lui semble-t-il, achevée, signée et datée (alors que cette œuvre n'est pas datée mais située) par un tiers.
- le rapport de conservation du Cabinet MRT relève, au contraire, outre un rentoilage et un remontage de conservation, une seule petite restauration visible au dessus du personnage tenant le taureau par la queue et surtout aucune reprise quant à la signature et à la situation du lieu en rouge.

Dès lors, la couche picturale du tableau, y compris la signature et la situation et à l'exception de cette petite restauration, apparait parfaitement homogène et le tableau en très bon état de conservation.

Rapport de conservation consultable sur demande.


La tauromachie à Paris :

A partir d'Août 1853 et à la suite du mariage d'Eugénie de Montijo avec Napoléon III, la tauromachie espagnole, s'installe durablement en France. Des courses de taureaux sont aussi organisées à Paris. Dans son ouvrage, Les Courses de taureaux expliquées, manuel tauromachique à l'usage des amateurs de courses, publié en 1854, Aguado de Lozar, explique que les tentatives récentes pour introduire ce genre de spectacles à Paris et en Belgique n'ont eu que peu de succès, notamment à Paris où pour ménager la susceptibilité française et ne pas faire couler de sang dans l'arène, l'absence de picadors et l'application de tampons aux cornes des taureaux avaient complètement changé la nature du spectacle et dénaturé son effet. De plus, les taureaux fatigués par un trop long voyage n'étaient plus aptes au combat.

Il y aura cinq hippodromes à Paris entre 1845 et 1907. A l'époque les hippodromes n'étaient pas des champs de courses mais une sorte de cirque où se donnaient des spectacles équestres.
Premier hippodrome parisien, l'Hippodrome de l'Etoile, représenté sur notre tableau, est inauguré le 4 juillet 1845. Entièrement construit en bois, il est partiellement détruit par un incendie le 27 juillet 1846. Il reprend ses spectacles trois semaines plus tard mais devra fermer définitivement ses portes en septembre 1855 pour permettre l'aménagement de la place de l'Etoile.

Collection Emile de Girardin :

Emile de Girardin, contemporain de Courbet, est le fondateur du journal La Presse.
Il est représenté dans l'immense toile de Courbet, L'Atelier du peintre, conservée au musée d'Orsay. Il est assis et habillé en croque-mort dans la partie gauche du tableau représentant "l'autre monde de la vie triviale, le peuple la misère, la pauvreté, la richesse, les exploités, les exploiteurs, les gens qui vivent de la mort".
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